Martine Pisani vit et travaille à Paris.
A partir de 1992, elle crée sa propre compagnie et les pièces suivantes :
Fragments tirés du sommeil trio 1992, U-Nighted duo 1993 en collaboration avec Marco Berrettini et Caty Olive, Le grand
combat solo 1993, sur un texte de Frédéric Valabrègue, Là où nous sommes quatuor 1996, Le son des choses 1997,
pièce sonore sur Dracula de Bram Stoker en collaboration avec Antoine Lengo et Manuel Coursin, L'air d'aller trio 1998,
sans trio 2000, Ce que je regarde me regarde duo 2001, Slow down sextuor 2002, Bande à part sextuor 2004, Contre
Bande 2005 solo avec un choeur d' amateurs, o please tll e me solo 2006 pour Lorenzo de Brabandere, commande du Vif
du sujet, group 2007, pièce pour 17 étudiants du Groupe de recherche chorégraphique de Poitiers, Hors sujet ou le bel ici
trio 2007.
Dans le cadre de RUNNING TIMES, elle réalise :
Road Along Untitled Moments (R.A.U.M.), performance en 2007 à Xing/Bologna (I), Blink, commande chorégraphique
pour sept interprètes de la Zagreb Dance Company en 2008 à Zagreb (HR), one shared object PROFIT AND LOSS
en 2009 en collaboration avec Martin Nachbar, Hold the line ne quittez pas en mars 2010, performance in situ pour La
Galerie, centre d'art contemporain à Noisy le Sec (F), as far as the eye can hear, un trio en plein air en 2010 au jardin
Fernando Pessa à Lisbonne (P).
Martine Pisani, là où elle est par David Bernadas.
(...) Nourrie de ses rencontres successives - David Gordon, Yvonne Rainer ou encore Odile Duboc, qu’elle cite volontiers
comme les plus marquantes -, de sa participation aux activités du groupe Dunes à Marseille, la danseuse autodidacte
des années 80 devient chorégraphe au début des années 90 en fondant sa compagnie. Pièce après pièce, elle travaille
par ricochets et par rebonds, s’attachant le plus souvent à creuser une piste dont le potentiel n’aurait pas été
suffisamment exploré lors d’une étape précédente. Elle adopte rapidement comme postulat que le simple fait de réfléchir
est déjà une action. Cohérente, elle garde aussi toujours à l’esprit qu’il y faut du jeu pour mettre les corps et la réflexion
en mouvement.
C’est avec ce détachement caractéristique que Martine Pisani cherche l’espace entre. Elle cherche l’espace nécessaire
pour que le sens reste ouvert. Entre être et jouer, elle cherche la bonne distance. Et elle démontre que pour savoir jouer,
il faut parfois s’y prendre avec sérieux.